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COMPRENDRE la citoyenneté
 

Les droits fondamentaux

›› Quelles sont les principes fondamentaux qui organisent la vie en société ?

Manger à notre faim, aller où nous voulons, penser ce que l’on veut, pouvoir le dire et l’écrire, avoir une religion ou non, sont des droits qui nous semblent aujourd’hui évidents. Pourtant, il n’en a pas toujours été ainsi. Ces droits sont appelés fondamentaux parce qu’ils sont la base de la liberté de chaque être humain et de sa dignité. On les appelle aussi droits de l’homme, parce que tous les êtres humains devraient y avoir droit.

Après la Révolution française, le 26 août 1789, alors que les privilèges de la noblesse et du clergé ont été abolis par le soulèvement du peuple, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen affirme dans son premier article que «Les hommes naissent libres et égaux en droit».

C’est un moment historique mais il ne suffit pas de déclarer les droits de l’homme pour qu’ils soient appliqués dans la réalité. Les guerres et les atrocités du XIXème siècle et du XXème siècle, notamment les crimes contre l’humanité reposent en Europe la question des droits de l’homme. C’est pourquoi à la fin de la Seconde Guerre mondiale, la France réaffirme dans le Préambule de sa Constitution de 1946 son attachement à tous ces droits fondamentaux. En 1948, l’Organisation des Nations Unis (ONU) proclame la Déclaration universelle des droits de l’homme. Les droits fondamentaux proclamés sont notamment la liberté et l’égalité de tous en droit, le droit à la vie, l’interdiction de l’esclavage, l’interdiction de la torture, le principe de non-discrimination, la liberté de circulation, la liberté d’expression…

Depuis la Déclaration universelle des droits de l’homme, de nombreux textes ont été adoptés, notamment par l’ONU. Le texte de la Convention internationale sur les droits de l’enfant, adoptée par l’ONU le 20 novembre 1989 reconnaît des droits fondamentaux à tous les enfants. A ce jour, 191 pays se sont engagés à respecter ce texte. Dans le monde, le 20 novembre est la journée nationale de défense des droits de l’enfant.

Nous avons la chance de vivre dans un pays où les droits de l’homme sont pour la plupart respectés. Ce n’est pas le cas dans tous les pays. Des organisations non-gouvernementales (ONG) agissent tous les jours dans de nombreuses régions pour essayer de faire progresser les droits de l’homme. Par exemple, la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) regroupe environ 160 associations qui luttent contre les violations des droits de l’homme et le COFRADE (Conseil Français des Droits de l’Enfant) a pour vocation principale de veiller au respect et à la diffusion en France de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant.

Aujourd’hui, la question de l’environnement et de sa protection est de plus en plus préoccupante. On parle de développement durable, c’est-à-dire d’essayer de changer nos habitudes et nos modes de fonctionnement pour préserver notre environnement et son équilibre. Par exemple, l’année 2010 était l’«Année internationale de la biodiversité» et l’année 2011 est proclamée par l’ONU «Année internationale des forêts». En 2004, la Constitution française a été modifiée pour intégrer une référence à la Charte de l’environnement. Cette réforme vise à mettre la protection de notre environnement et le développement durable parmi les préoccupations prioritaires de tous les français.